C’est une question aussi ancienne que l’église, mais d’une actualité brûlante, qu’a posée le Pasteur Jérémie KIENDREBEOGO au Temple Shalom le dimanche 22 mars 2026: « Le chrétien doit-il fuir l’homme méchant ? » Loin des réponses simplistes, l’enseignement a tracé une ligne de crête entre la protection de sa propre foi et l’impératif de la mission.
Le risque de la « corrosion » spirituelle
S’appuyant sur 1 Corinthiens 15:33, l’homme de Dieu a rappelé une loi spirituelle incontournable : l’influence est rarement neutre.
« Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. »
Le Pasteur a averti que fréquenter le méchant sans une armure solide expose le chrétien à une destruction progressive. L’intention du méchant étant souvent de nuire, l’absence de barrières peut transformer le juste en proie. Il ne s’agit pas de juger, mais de reconnaître que certaines proximités agissent comme un poison lent sur notre santé spirituelle.
Le scanner du discernement
Avant d’ouvrir sa porte ou son cœur, le chrétien doit activer son “GPS spirituel”. Le message a défini trois critères d’évaluation :
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Les intentions : Pourquoi cette personne cherche-t-elle ma compagnie ?
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Les risques : Ma foi est-elle assez mature pour supporter ce contact ?
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La protection : Est-ce que cette relation me rapproche de Dieu ou m’en éloigne ?
Même au sein de l’Église, le Pasteur a souligné que le méchant peut être une source de désordre. La vigilance n’est donc pas de la méfiance, mais de la sagesse.
L’exception de la mission : le modèle de Jésus
Si la règle générale est la prudence, l’exception est la mission. En citant Luc 15:1-4, l’orateur a montré que Jésus ne fuyait pas les pécheurs. Toutefois, il y avait une nuance de taille :
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Jésus fréquentait les pécheurs pour les transformer, non pour se conformer à eux.
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Il n’allait vers eux qu’en étant spirituellement “invulnérable” à leur influence.
Le chrétien peut donc s’approcher du méchant uniquement s’il est envoyé par Dieu (vocation) et s’il est assez solide pour ne pas être “contaminé” par les ténèbres qu’il vient éclairer.
La boussole de décision (les 3 clés)
Pour aider les fidèles dans leurs choix relationnels, trois dimensions ont été proposées :
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La Vocation : Suis-je réellement appelé par Dieu vers cette personne ?
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L’Opportunité : Est-ce le moment stratégique pour intervenir ?
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La Forme : Comment agir pour témoigner sans compromettre mes valeurs ?
Le Pasteur a conclu par un appel vibrant à rejeter toute forme d’esclavage spirituel et d’idolâtrie. Le chrétien est libre, mais sa liberté ne doit pas le livrer comme une proie facile à l’ennemi.
Le culte s’est achevé dans une explosion de joie avec la proclamation des sept puissants Alléluia, scellant une semaine que tous espèrent victorieuse et pleine de discernement.
Reporter : SAWADOGO Zakari




