L’église de la Mission Apostolique, Temple d’adoration El Shamma de Somgandé, a vibré au son d’un message profond et restaurateur le dimanche 12 avril 2026. L’orateur du jour, l’ancien Guira François, a exposé avec ferveur le thème : « Le sang de Jésus qui est puissant ».
S’appuyant sur un riche parcours biblique, il a démontré que le sang n’est pas seulement un symbole, mais une force active de protection, de justification et de victoire.
Les fondements : du sang de l’agneau à l’ombre de la protection
L’ancien Guira a rappelé que la stratégie de protection divine a commencé dès l’Exode (Exode 12:13). Le sang sur les linteaux des portes en Égypte n’était pas une simple décoration, mais un bouclier contre l’ange de la mort.
Il a souligné un point essentiel : la protection était réservée à ceux qui restaient à l’intérieur des maisons marquées. De la même manière, le sang de Jésus protège aujourd’hui ceux qui demeurent en Lui. L’orateur a illustré cette protection à travers plusieurs figures bibliques :
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Aaron : Préservé du malheur lors de sa révolte avec Myriam grâce à l’onction et au sang lié à son sacerdoce.
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Rahab : Sauvée par le fil rouge à sa fenêtre (Josué 2), une préfiguration prophétique du sang du Christ.
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Joseph : Dont le parcours, bien que marqué par la jalousie de ses frères, a été mystérieusement préservé jusqu’à la réussite, sous le sceau symbolique du sang (Genèse 37).
La nature unique et éternelle du Sang de Jésus
Contrairement aux sacrifices d’animaux de l’Ancien Testament qui devaient être renouvelés, le sang de Jésus est présenté comme impérissable (1 Pierre 1:18-19).
L’orateur a martelé que la valeur de ce sang ne diminue jamais. Il est le même « hier, aujourd’hui et éternellement ». C’est un sang qui efface le péché une fois pour toutes et qui nous justifie devant la colère de Dieu (Romains 5:9). Là où le sang d’Abel criait vengeance, celui de Jésus, médiateur de la nouvelle alliance, crie grâce et vie (Hébreux 12:24).
Le paradoxe du monde : Pourquoi tant de souffrance ?
L’ancien Guira a abordé une question cruciale : si le sang de Jésus est si puissant et parle en notre faveur, pourquoi le monde est-il encore en proie aux guerres et aux tribulations ?
Il a répondu par une métaphore saisissante, celle du coiffeur : un missionnaire demande à un coiffeur pourquoi un homme dans la rue porte des cheveux si longs et sales. Le coiffeur répond : « Ce n’est pas que je manque de talent, c’est que cet homme n’est pas venu vers moi. » Le message est limpide : Jésus est le Sauveur, mais c’est au monde de faire la démarche de venir déposer ses fardeaux au pied de la croix.
La victoire par les sept points d’effusion
L’enseignement s’est conclu sur la puissance concrète du sang pour vaincre l’ennemi (Apocalypse 12:11). L’orateur a commencé à détailler les endroits où le sang a jailli du corps du Christ pour restaurer l’humanité :
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La couronne d’épines : Le sang a coulé de sa tête pour briser la malédiction de la terre et des ronces (Genèse 3:18).
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Les mains clouées : Pour que tout ce que nos mains touchent désormais porte du fruit et soit béni.
La foi en ce sang peut paraître une folie pour le monde, mais elle est la puissance de Dieu pour ceux qui sont sauvés (1 Corinthiens 1:18). Le chrétien est appelé à s’offrir lui-même comme un sacrifice vivant, en reconnaissance de ce sang versé pour sa liberté.
Reporter : NAMOUAMBOU Achille





