Face aux incertitudes du quotidien, qui dicte réellement nos choix : la foi ou l’anxiété ? C’est la réflexion cruciale qui a guidé le culte dominical de la Mission Apostolique de Somgandé le dimanche 20 septembre 2026. Le Diacre Pierre KABORÉ a captivé les fidèles avec une prédication percutante intitulée : « Ne laisse pas la peur décider à ta place ». Une exhortation qui sonne comme un appel au courage spirituel, invitant chaque croyant à triompher des doutes pour entrer pleinement dans sa destinée.
S’appuyant principalement sur 1 Rois 12:32-33 et Proverbes 29:25, l’orateur a mis en garde les fidèles contre les ravages de la peur dans la prise de décision et a exhorté l’assemblée à maintenir sa confiance absolue en Dieu.
La tentation de la peur face à la position et à l’autorité
Introduisant son propos, le prédicateur a rappelé que la peur est une réalité humaine à laquelle chacun peut être confronté. Cependant, la différence réside dans la réaction du croyant : là où certains demeurent fermes en s’appuyant sur Dieu, d’autres se laissent égarer par la crainte de perdre leur position, leurs privilèges ou leur statut.
Évoquant le récit biblique du schisme d’Israël, le Diacre Pierre Kaboré a retracé l’attitude de Jéroboam. Bien que Dieu lui ait accordé le royaume sur dix tribus selon Sa promesse, la peur s’est installée dans son cœur. Voyant la maison de l’Éternel située à Jérusalem (en Juda, sous le règne de Roboam), Jéroboam a craint que le peuple ne lui tourne le dos et ne cherche à le tuer s’il s’y rendait pour le culte.
L’orateur a souligné cette contradiction fréquente : quand Dieu nous élève ou nous confie une responsabilité, la peur d’être évincé nous pousse parfois à chercher par nos propres forces des moyens humains ou illegitimes pour conserver ce que Dieu nous a librement donné. Pourtant, si c’est Dieu qui établit une personne, nul ne peut la faire chanceler ni lui ravir sa place.
De la peur à la précipitation et à la compromission
Plutôt que de consulter Dieu dans la prière, Jéroboam a laissé la peur dicter ses actes. Voulant préserver son trône, il est tombé dans la précipitation et a commis l’irréparable :
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L’instauration de l’idolâtrie : Il a fait fabriquer deux veaux d’or, les présentant au peuple comme les dieux l’ayant fait sortir d’Égypte.
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Le mépris des prescriptions divines : Il a établi deux nouveaux lieux de culte et a nommé des prêtres issus de n’importe quelle tribu, ignorant le choix souverain de Dieu d’attribuer la charge sacerdotale à la tribu de Lévi.
En voulant conserver son royaume terrestre par la ruse et la compromission, Jéroboam a perdu l’essentiel : sa fidélité envers Dieu, entraînant ainsi sa propre chute et tout le peuple dans le péché.
Les conséquences spirituelles de la peur vs. la force de la foi
Le prédicateur a mis en lumière les pièges de la crainte humaine :
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Elle fait douter de la Parole de Dieu : La peur altère la vision spirituelle, amène à négliger la mission divine et pousse à enterrer les talents reçus.
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Elle amplifie les obstacles : La peur focalise l’attention sur les « géants » et paralyse le croyant, à l’instar de l’armée d’Israël face à Goliath.
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La foi regarde à Dieu : À l’inverse, animé par la foi, le jeune David n’a vu en Goliath qu’une sauterelle face à la grandeur de Dieu et a remporté la victoire.
Rappelant l’avertissement de Proverbes 29:25 (« La peur des hommes tend un piège, mais celui qui se confie en l’Éternel est protégé »), le Diacre Pierre Kaboré a invité chacun à un examen de conscience : Qu’avons-nous tendance à compromettre par peur ? Est-ce notre obéissance à Dieu ?
Un appel à la confiance et à la prière
En conclusion, l’orateur a rappelé que Dieu n’appelle pas Ses enfants à vivre sous la domination de la peur. Lorsque la foi affirme que Dieu contrôle toute situation, l’inquiétude n’a plus de place. Les décisions décisives de la vie doivent s’ancrer fermement dans la prière et la fidélité aux promesses divines.
Reporter : Aïchetou SAWADOGO