Quels critères définissent la maturité d’un chrétien face aux épreuves et aux exigences du Royaume de Dieu ? C’est la réflexion qui a guidé le culte dominical du 1er novembre 2026 à l’Église EE/SIM Temple Maranatha de Fada. L’Ancien Yentagma Madiéga a exhorté les fidèles à travers un message d’interpellation intitulé : « Évalue ta croissance spirituelle ». Le message est tirée de 1 Corinthiens 13:5, qui sonne comme un appel à un réveil de la piété et à un examen de conscience authentique.
S’inspirant des bilans périodiques réalisés dans les entreprises et des instruments de mesure de la santé physique en milieu médical, l’orateur a rappelé que la Parole de Dieu demeure l’outil par excellence pour examiner l’état spirituel du croyant et corriger les désordres hérités, entre autres, des travers de l’ancienne église de Corinthe.
Procéder à une évaluation personnelle et objective
D’entrée de jeu, l’orateur a invité l’assemblée à un exercice pratique de réflexion intérieure autour d’une interrogation centrale : « Y a-t-il eu une croissance spirituelle dans ma vie ? »
Cette démarche exige honnêteté et objectivité, sans faux-fuyants ni auto-justification, afin de discerner clairement si l’on progresse ou si l’on régresse dans sa marche quotidienne avec le Seigneur.
Les instruments spirituels d’évaluation
Pour guider les fidèles dans cet examen minutieux, l’Ancien Yentagma Madiéga a présenté plusieurs instruments symboliques permettant d’ausculter les différentes dimensions de la vie chrétienne :
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La confiance en Dieu : S’appuyer entièrement sur l’Éternel sans s’en remettre à sa propre intelligence (Proverbes 3:5-7).
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Le thermomètre (La compréhension de la Parole) : Évaluer sa capacité à sonder les Écritures et à en rechercher la révélation profonde.
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Le scanner (Les fruits de l’Esprit) : Mesurer la transformation visible de son caractère et de son comportement à travers l’amour, la douceur et les vertus divines.
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Le tensiomètre de la repentance : Jauger la sensibilité de son cœur face à la correction divine, sa promptitude à reconnaître ses fautes, à les confesser et à s’en détourner.
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La correction concrète : Vérifier si l’évaluation débouche sur des résolutions et des changements tangibles dans le mode de vie.
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Le tensiomètre de la persévérance : S’interroger sur sa capacité à avancer malgré les épreuves, en oubliant ce qui est en arrière pour tendre vers le but (Philippiens 3:13-14).
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La communion continuelle : Apprécier la régularité et la qualité des moments consacrés à la prière et à la méditation.
Le diagnostic spirituel et les ordonnances bibliques
Au terme de cet examen, le constat d’une bonne santé spirituelle appelle à persévérer et à croître sans relâche (2 Pierre 3:18). En revanche, un diagnostic négatif révèle une malnutrition spirituelle qu’il convient de traiter rigoureusement :
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Identifier les causes : Remonter aux sources de la baisse spirituelle (rébellion, absence de conversion authentique, négligence) et se souvenir de son point de chute pour revenir à Dieu (Apocalypse 2:5).
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Poser des actes radicaux : Se séparer résolument de ce qui conduit au péché (Matthieu 5:30) et briser tout endurcissement de cœur pour se soumettre à l’Éternel (2 Chroniques 30:8).
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L’appel aux non-convertis et aux négligents : Les personnes éloignées de Christ sont invitées à saisir le salut, tandis que les chrétiens assoupis doivent s’engager avec ferveur, accomplissant toute chose de bon cœur pour le Seigneur (Colossiens 3:23 ; Romains 12:11 ; Jérémie 48:10).
En conclusion, l’orateur a rappelé qu’une maladie spirituelle non traitée expose le croyant à de graves périls éternels. L’Église a été encouragée à s’approprier ces instruments de diagnostic et à appliquer les remèdes de la Écritures. Par ailleurs, l’Ancien a rappelé que des permanences pastorales sont assurées au sein de l’église pour accompagner et conseiller les fidèles désireux d’affermir leur marche spirituelle.
Reporter : Mme DIAGBOUGA / TINDANO Malata