Le dimanche 19 avril 2026, la communauté de l’Église Évangélique Baptiste Sinaï a été plongée au cœur d’une réflexion exigeante sur la nature du service divin. Le frère Jacques SEGDA, orateur du jour, a délivré une exhortation sans concession sur le thème : « L’engagement pour le service du Royaume ».
S’appuyant sur le socle de Matthieu 22:37-38, le message a redéfini l’engagement non comme une simple activité religieuse, mais comme une véritable « cause de vie ».
L’Amour : Le moteur exclusif de l’engagement
Pour l’orateur, l’engagement commence par une affection profonde et prioritaire pour Dieu. En citant le premier grand commandement, il a rappelé que cet amour doit mobiliser trois dimensions de l’être :
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Le cœur : Le siège de la volonté et des affections.
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L’âme : La dimension spirituelle et émotionnelle.
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La pensée : L’intelligence et les projets de vie.
Il a souligné que cet amour est une réponse à l’initiative de Dieu, qui a aimé le monde le premier (Jean 3:16). Cependant, cet amour divin exige en retour une exclusivité totale, comme le rappelle Luc 14:26-27, où la relation avec le Christ doit primer sur tout lien terrestre.
Le prix de l’engagement : Croix et renoncement
Le frère SEGDA n’a pas occulté la difficulté de la marche chrétienne. S’appuyant sur Luc 9:23-24, il a insisté sur deux conditions sine qua non pour le disciple :
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Le renoncement à soi-même : Abandonner ses propres ambitions pour épouser celles du Royaume.
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Le port quotidien de la croix : Accepter l’humiliation et les persécutions comme faisant partie du processus normal de sanctification.
« Les persécutions ne doivent pas être un frein, car l’homme ne peut préserver sa vie par ses propres moyens. »
De la foi collective à l’implication individuelle
Un point majeur de l’enseignement a été l’interpellation sur la responsabilité personnelle. L’orateur a martelé que la foi ne peut être « diluée » dans la masse. L’engagement doit être une appropriation individuelle de l’œuvre de Dieu, se traduisant par un service concret au sein de l’Église locale.
Christ comme centre de gravité
Pour illustrer cette vie transformée, l’exemple de l’apôtre Paul a été mis en avant. À travers Galates 2:20 (« Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ») et Philippiens 1:21 (« Christ est ma vie, et la mort m’est un gain »), le prédicateur a encouragé les fidèles à faire de Jésus leur unique raison d’être et leur source de joie.
Le pasteur principal, Moïse GUIGMA, a clôturé ce moment en exhortant l’assemblée à ne pas laisser ce message au stade de la théorie, mais à l’appliquer dans les détails du quotidien. Le culte s’est achevé par l’accueil des nouveaux venus, marquant la croissance continue de la famille de l’Église Sinaï.
Reporter : Bertille Bonogo





