L’Église Évangélique Baptiste Sinaï a vécu une rencontre dominicale le 26 juillet 2026 marquée par un appel solennel au repentir et au renouvellement des relations fraternelles. Le pasteur Moïse GUIGMA a dispensé un enseignement incisif intitulé : « Ne jugez pas, car vous serez jugés selon la même mesure ».
1. La paille et la poutre : L’illusion de la supériorité spirituelle (Matthieu 7:1-5)
En ouvrant son exhortation, le Pasteur Moïse Guigma a plongé l’assemblée au cœur du Sermon sur la montagne. S’appuyant sur Matthieu 7:1-5, il a dénoncé l’aveuglement spirituel de ceux qui traquent les faiblesses d’autrui tout en ignorant leurs propres défaillances.
Matthieu 7:3 : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? »
Convoquant la question posée par Jésus dans Luc 6:39 (« Un aveugle peut-il conduire un aveugle ? »), le serviteur de Dieu a souligné l’absurdité de vouloir corriger son prochain lorsque sa propre vision morale est obstruée. L’auto-examen rigoureux est le seul préalable biblique avant toute démarche de correction fraternelle.
2. Le ravage des critiques et l’alternative de l’amour vrai (1 Jean 3:18, 24 ; 1 Jean 4:20)
Poursuivant son diagnostic de la vie communautaire, le pasteur a pointé du doigt les blessures souvent invisibles causées par la condamnation. Dans de nombreuses congrégations, des fidèles finissent par abandonner le service de Dieu à la suite de commérages, de jugements hâtifs et de critiques acerbes.
Pour contrecarrer cette culture de la condamnation, le Pasteur Guigma a rappelé les exigences de la communion fraternelle selon la Première Épître de Jean :
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L’action plutôt que les mots (1 Jean 3:18) : « Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. » Le véritable amour ne se résume pas à des discours pieux, mais se traduit par un soutien matériel, moral et spirituel envers celui qui pèse sous le fardeau.
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L’obéissance comme preuve de demeure divine (1 Jean 3:24) : Garder les commandements du Seigneur est la preuve tangible que Dieu habite dans le croyant.
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Le test de la sincérité (1 Jean 4:20) : L’orateur a qualifié de mensonge toute prétention d’aimer un Dieu invisible tout en nourrissant de la haine, du mépris ou de la rancœur envers un frère visible.
Fonder une communauté de restauration
En conclusion de sa prédication, le Pasteur Moïse Guigma a exhorté les fidèles du Sinaï à faire preuve d’une extrême prudence dans leurs paroles et leurs attitudes. Le jugement appartenant souverainement à Dieu, l’Église doit cesser d’usurper le rôle de juge pour redevenir un refuge de restauration et de grâce.
L’assemblée a été invitée à prendre un engagement renouvelé : abandonner l’hypocrisie, faire passer la vie de son frère avant ses défauts, et refléter l’amour du Christ par des actes de compassion palpables.
Reporter : Edmond Kantagba





