C’est une véritable feuille de route spirituelle, parsemée de clauses conditionnelles divines, qui a été présentée le dimanche 17 mai 2026 aux fidèles de l’église des Assemblées de Dieu de Boulmiougou. Le Pasteur Jacob SORGHO a captivé l’auditoire autour du thème : « Les six “si” de la vie chrétienne selon l’Évangile de Jean chapitre 8 (versets 30 à 51) ».
Loin d’être un long fleuve tranquille, la marche avec Christ a été dépeinte comme un engagement contractuel où chaque promesse de Dieu est rattachée à une posture du croyant.
Le « si » du disciple : La demeure dans la Parole (Jean 8:31)
Le premier jalon posé par l’orateur refuse la superficialité. Le Christ ne cherche pas des admirateurs d’un jour, mais des disciples constants.
« Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples. »
Demeurer implique une habituation, une intimité quotidienne avec les Écritures qui transforme la foi émotionnelle en une relation solide et vivante.
Le « si » de la liberté : La délivrance par le Fils (Jean 8:36)
Le Pasteur Sorgho a martelé que la liberté spirituelle ne s’achète pas et ne s’obtient pas par les efforts de la chair.
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L’illusion du monde : Les systèmes humains promettent l’émancipation mais enchaînent l’âme.
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La réalité en Christ : En écho à Romains 6:14 et Hébreux 2:15, l’authentique affranchissement du péché et de la peur de la mort ne dépend que d’une condition : « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. »
Le « si » du service : La preuve par les œuvres (Jean 8:39)
Reprenant la confrontation de Jésus avec ses détracteurs qui se réclamaient d’Abraham, le prédicateur a rappelé que le service est le thermomètre de l’appartenance. Prétendre appartenir à une lignée spirituelle sans en pratiquer les œuvres est une contradiction. Servir Dieu est l’expression naturelle de notre filiation.
Le « si » de l’affiliation : Refléter le caractère du Père (Jean 8:42)
Appeler Dieu « Père » exige une cohérence morale. L’orateur a insisté sur le fait que l’affiliation se prouve par l’amour envers Celui que le Père a envoyé. Si nous affirmons être de sa famille, notre caractère, nos choix et nos paroles doivent porter l’empreinte génétique spirituelle de Dieu : l’amour et la fidélité.
Le « si » de la responsabilité : Se positionner face à la Vérité (Jean 8:46)
Dans ce verset, Jésus lance un défi audacieux : « Qui de vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? »
Le Pasteur a mis chacun face à sa responsabilité individuelle. Face à un Christ sans défaut et qui incarne la Vérité, le croyant n’a d’autre choix que d’aligner sa vie, sans compromis ni faux-fuyants.
Le « si » de l’assurance : L’immunité contre la mort éternelle (Jean 8:51)
Le message s’est conclu sur une promesse solennelle et glorieuse : « Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. »
L’orateur a rassuré le peuple en précisant qu’il ne s’agit pas d’échapper au trépas physique, mais de posséder l’assurance absolue d’être préservé de la seconde mort — cette séparation éternelle et douloureuse d’avec le Créateur.
À travers cette analyse méthodique de Jean 8, le Pasteur Jacob Sorgho a dépouillé la foi chrétienne de tout vernis religieux pour la ramener à sa dimension brute : un choix conditionnel. Les promesses de liberté, de filiation et d’éternité sont grandioses, mais elles exigent en retour une réponse humaine faite d’obéissance, de persévérance et de service.
Reporter : Équipe Médias EADB




