L’Église de l’Alliance Chrétienne de Bassinko a vibré le dimanche 10 mai 2026 au rythme d’une prédication audacieuse et ancrée dans les réalités sociales. Le Pasteur Simon Zerbo, pasteur assistant, a abordé un sujet souvent tabou mais prégnant : « Le piège de la dette et de la promesse ». S’appuyant sur les avertissements de Proverbes 6:1-4, il a bousculé les habitudes d’une communauté où le crédit devient, selon lui, une norme inquiétante.
Le constat : Une “culture de la dette” jusque dans l’Église
Dès l’entame de son message, le pasteur Zerbo a dressé un constat sans concession : contracter des crédits est devenu une habitude si ancrée qu’il est désormais difficile de trouver un fidèle totalement libre de dettes. Face à cette situation, il a exhorté les chrétiens à se distinguer radicalement par leur intégrité financière.
Quatre raisons spirituelles d’honorer ses engagements
Pour convaincre l’assemblée, l’orateur a déployé quatre arguments bibliques majeurs :
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La perte de liberté : Selon Proverbes 22:7, « celui qui emprunte est l’esclave de celui qui prête ». La dette est un poids qui entrave la marche spirituelle.
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Une question de moralité : Le Psaume 37:21 est formel : celui qui ne rembourse pas ses dettes est considéré comme “méchant” aux yeux de Dieu.
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La marque de la confiance : Honorer ses promesses est un signe de reconnaissance, à l’image d’Anne (1 Samuel 1) qui a tenu son engagement envers l’Éternel une fois son vœu exaucé.
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Le témoignage chrétien : Payer ses dettes valide notre identité de disciple et glorifie Dieu auprès de la société.
Conseils pratiques : Vivre dans la vérité et la sobriété
Le Pasteur Zerbo n’est pas resté au stade de la réprimande ; il a proposé une feuille de route pour sortir de l’engrenage :
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La protection de l’identité : L’intégrité doit être le moteur de chaque remboursement pour ne pas ternir l’image du Christ.
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L’empathie et la responsabilité : Se mettre à la place du créancier et assumer ses engagements avec sérieux.
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Le réalisme financier : L’invitation la plus pressante a été de vivre selon ses moyens. L’orateur a fustigé la course au luxe, les comparaisons sociales et la convoitise qui poussent à s’endetter inutilement.
« Dégage-toi comme la gazelle du piège tendu, comme l’oiseau du filet de l’oiseleur. » — Proverbes 6:5
Le culte s’est achevé sur cet appel pressant à la délivrance financière. En encourageant les fidèles à réduire leur train de vie pour régler leurs crédits, le Pasteur Simon Zerbo a rappelé que la véritable liberté en Christ passe aussi par une gestion saine et honnête de ses finances terrestres.
Reporter : Bénéwëndé Edmond OUEDRAOGO





