« Où en sommes-nous réellement dans notre vie de foi ? » C’est autour de cette question que les fidèles de l’Église AD Kassou 1 ont été conduits à la réflexion, le dimanche 23 août 2026. À travers une exhortation placée sous le thème « Examinons notre vie de foi et voyons où nous sommes », le frère Séverin YAMEOGO a appelé les chrétiens à porter un regard honnête sur leur marche avec Dieu. Le message, tiré de 2 Corinthiens 5 : 17, a été interprété par le frère Thomas BAKO.
Être chrétien ne se limite pas à porter une identité religieuse. Fréquenter régulièrement une assemblée, prendre part aux activités de l’Église ou occuper une responsabilité ne suffit pas, en soi, à témoigner d’une foi véritable. C’est le constat posé dès l’entame de l’exhortation. Pour le frère Séverin YAMEOGO, la foi en Jésus-Christ doit produire une transformation réelle dans la vie de celui qui croit. La Parole de Dieu invite donc chacun à faire une pause et à regarder son propre parcours : les changements attendus depuis la rencontre avec Christ sont-ils réellement visibles ?
Une foi qui doit laisser des traces
Le texte de 2 Corinthiens 5 : 17 a constitué le point de départ de cette réflexion : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » À travers cette parole, l’orateur a rappelé que la conversion marque un changement de direction. Avant de rencontrer Christ, chacun connaît, à des degrés divers, les habitudes et les comportements qui caractérisaient son ancienne vie. Péché, querelles, impureté, violence, tromperie ou autres mauvaises pratiques peuvent avoir fait partie de ce passé. Mais la rencontre avec Jésus-Christ appelle à une rupture avec cette ancienne manière de vivre. Le baptême vient symboliser cette nouvelle réalité : mourir à l’ancienne vie avec Christ pour s’engager dans une vie nouvelle. Cette transformation, selon l’exhortation, ne doit toutefois pas rester invisible. Elle doit progressivement se lire dans les paroles, les comportements, les relations et les décisions du croyant. Cela ne signifie pas pour autant que le chrétien devient immédiatement parfait. Les faiblesses et certains défauts de caractère peuvent encore subsister. Mais la marche avec Dieu doit être une marche de progrès. La Parole enseigne, reprend et façonne le croyant afin que celui-ci grandisse dans la foi et mène une vie qui honore Dieu. La question demeure alors personnelle : qu’est-ce qui a réellement changé dans ma vie depuis que j’ai décidé de suivre Christ ?
Quand les épreuves et les déceptions mettent la foi à l’épreuve
La vie chrétienne n’est pas exempte de difficultés. Le fait de donner sa vie à Jésus ne constitue pas une garantie contre les épreuves. C’est le deuxième aspect développé au cours de l’exhortation. En s’appuyant sur Hébreux 10 : 35, le frère Séverin YAMEOGO a encouragé les fidèles à ne pas abandonner leur assurance, rappelant qu’une récompense est attachée à la persévérance. Dans leur parcours, certains chrétiens peuvent également être confrontés à une autre source de découragement : le comportement de leurs semblables. Dans une communauté chrétienne, il peut arriver de rencontrer des attitudes marquées par les divisions, l’injustice, la méchanceté ou des comportements difficilement conciliables avec les valeurs de l’Évangile. De telles situations peuvent provoquer la déception. Elles ne devraient cependant pas devenir une raison d’abandonner la foi. L’exhortation a ainsi recentré l’attention des fidèles sur leur propre responsabilité. La marche avec Dieu ne doit pas être conditionnée par la conduite des autres. Cette recommandation concerne aussi ceux qui exercent des responsabilités dans l’Église. Être responsable d’un ministère ou occuper une fonction particulière ne doit jamais faire passer cette responsabilité avant la relation personnelle avec Dieu. Les activités et les œuvres réalisées au service du Seigneur ont leur importance. Mais elles ne doivent pas nourrir l’orgueil ni faire perdre de vue l’essentiel : rester attaché à Jésus-Christ et rechercher quotidiennement à lui être agréable.

L’espérance du retour du Christ
L’exhortation s’est ensuite tournée vers une réalité qui, selon le prédicateur, devrait rester présente dans la conscience de tout croyant : le retour de Jésus-Christ. À cette perspective s’ajoute celle de la mort, une réalité à laquelle personne ne peut échapper. L’homme ne connaît ni le jour du retour du Seigneur ni la durée de son séjour sur la terre. C’est dans cette perspective que 1 Thessaloniciens 4 : 14-18 présente l’espérance des croyants. Ceux qui sont morts dans la foi ressusciteront, tandis que ceux qui seront encore vivants et fidèles au Seigneur seront transformés pour aller à sa rencontre. Cette espérance invite le chrétien à relativiser les réalités terrestres. Santé, argent, biens matériels, position sociale ou réussite peuvent disparaître. La foi, elle, oriente vers une espérance qui dépasse les circonstances présentes. Dès lors, l’appel à l’examen de soi prend tout son sens : où en suis-je aujourd’hui avec Dieu ? Ma manière de vivre correspond-elle à ma foi ? Le retour du Seigneur est présenté comme un appel à rester vigilant. Celui qui demeure dans le bien est encouragé à persévérer. Celui qui s’est éloigné de Dieu est, quant à lui, invité à revenir vers lui.
Ne pas seulement regarder les autres, mais s’examiner soi-même
En guise de conclusion, le frère Séverin YAMEOGO a ramené les fidèles à l’essentiel : ce ne sont ni la richesse ni la pauvreté, ni le statut social ni les réussites terrestres qui déterminent la destinée éternelle. Ce qui importe devant Dieu, c’est la relation personnelle avec lui et la foi en Jésus-Christ.
L’exhortation du dimanche 23 août 2026 aura donc été avant tout un appel à l’introspection. Regarder sa propre vie avant celle des autres, examiner sa foi au-delà des apparences et rechercher une transformation véritable par Christ. Car être présent dans une église ne constitue pas l’aboutissement de la vie chrétienne. Le véritable enjeu est de permettre à Christ de transformer progressivement notre manière de vivre et de demeurer fidèle à Dieu jusqu’à son retour.
Reporter : Wentoin DABOURGOU





