L’Église Évangélique Baptiste Sinaï a vibré le dimanche 21 juin 2026 au rythme d’une interpellation théologique et pratique d’une grande intensité. Le Pasteur Moïse GUIGMA, s’appuyant sur le texte charnière de Galates 2:20 a tracé les contours d’une vie chrétienne authentique sous le thème de l’effacement de soi au profit de la vie du Christ.
Le mystère de la vie crucifiée : Christ au centre de l’existence (Galates 2:20)
En ouvrant son enseignement, le Pasteur Guigma a exploré la célèbre déclaration de l’apôtre Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. » Cette vérité spirituelle, a-t-il expliqué, n’est pas une simple formule poétique, mais l’acte de décès de l’ego humain pour laisser place au caractère de Jésus.
L’orateur a rappelé que si l’apôtre Paul a pu traverser des vagues successives de persécutions et de souffrances sans jamais fléchir, c’est parce qu’il n’agissait plus pour sa propre gloire, mais comme le miroir fidèle de son Maître. Face aux difficultés de l’existence, le chrétien d’aujourd’hui est invité à ce même dépouillement : vivre comme Christ, obéir comme Christ et refuser qu’aucun obstacle ne vienne faire dérailler sa marche spirituelle.
Identité commune, humilité et épreuve du feu
Le prédicateur a ensuite structuré son message autour de trois exigences fondamentales pour la marche collective de l’Église :
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L’unité par la filiation (Galates 3:26) : En rappelant que la foi en Jésus-Christ élève chaque croyant au rang d’enfant de Dieu, le pasteur a insisté sur la nécessité absolue de marcher ensemble, d’un même esprit, brisant les barrières de l’individualisme.
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La loi de l’abaissement volontaire (1 Pierre 5:6) : Citant l’exhortation à s’humilier sous la puissante main de Dieu, le messager a rappelé que l’élévation divine répond à un calendrier souverain (« au temps convenable »). Dieu agrée et bénit l’humilité, partout et en tout temps.
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La purification par la souffrance (Luc 9:23) : Suivre le Christ exige de porter sa croix et de renoncer à sa propre volonté. Évoquant le patriarche Job, le pasteur a illustré comment l’épreuve fortifie l’âme : « De même que l’or est purifié et débarrassé de ses impuretés par le feu, le chrétien est trempé et affiné à travers les épreuves de la vie. »
Les yeux fixés sur la récompense éternelle (1 Pierre 5:4)
Pour clore son exhortation, le Pasteur Moïse Guigma a orienté les regards de l’assistance vers les réalités célestes en s’appuyant sur 1 Pierre 5:4. Face aux distractions éphémères du monde présent, la couronne incorruptible promise à ceux qui persévèrent jusqu’au bout doit demeurer l’objectif ultime.
L’assurance de la fin : Rien, qu’il s’agisse des épreuves professionnelles, des tensions familiales ou des faiblesses physiques, ne doit priver le croyant de sa récompense éternelle.
Célébration des familles et prière de consécration
L’impact de la Parole de Dieu s’est matérialisé en fin de culte par un grand moment d’intercession communautaire. Dans un élan de reconnaissance et de consécration, l’église a également procédé à la présentation solennelle de nouveau-nés, confiant ces jeunes vies à la grâce et à la protection du Seigneur.
La communauté s’est séparée sur une note d’espérance, unie dans la prière pour que la grâce divine aide chaque fidèle à manifester pleinement la vie de Christ, dans l’humilité et la persévérance.
Reporter : Bertille Bonogo





