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Clôture du Rallye de lecture biblique : L’Ancien Testament présenté comme le fondement de la compréhension du Christ

Le dimanche 5 juillet 2026, un jalon spirituel majeur a été franchi par la communauté des fidèles de EE/SIM Temple Maranatha de Fada à l’occasion de la clôture officielle de la première phase du Rallye de lecture de la Bible. Pour couronner l’achèvement de la lecture intégrale de l’Ancien Testament (AT), le Pasteur Emmanuel LANKOANDÉ a dispensé une synthèse théologique magistrale. Axée sur le thème « Croître par la Parole de Dieu en développant une foi fondée sur la compréhension des Écritures », son homélie a brillamment démontré l’indissociabilité des deux alliances.

En s’appuyant sur les textes d’autorité de Luc 24:25-27 et Luc 24:44-45, l’homme de Dieu a rappelé que l’Ancien Testament n’est pas un recueil d’histoires obsolètes, mais le piédestal prophétique de Jésus-Christ.

Le réquisitoire d’Emmaüs : L’ignorance scripturaire engendre l’égarement

Le Pasteur Emmanuel Lankoandé a débuté son intervention en analysant la marche des disciples d’Emmaüs. Malgré leur proximité avec Jésus, la tristesse et l’incrédulité les avaient paralysés à cause d’une lecture superficielle des textes sacrés. La réplique du Christ ressuscité résonne comme un avertissement intemporel : « Hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! » (Luc 24:25).

Pour structurer cette immense bibliothèque qu’est l’Ancien Testament, l’orateur a proposé un découpage analytique montrant comment ses quatre grandes articulations convergent de manière absolue vers une seule et même personne : Jésus-Christ.

De l’ombre à la lumière : Les types et les préfigurations du Salut

Poursuivant sa démonstration, le pasteur a mis en évidence le parallélisme anthropologique entre le premier Adam, par qui le péché et la mort sont entrés dans le monde, et le “second Adam” — Jésus-Christ —, venu restaurer l’humanité déchue. Dieu a souverainement choisi et éduqué la nation d’Israël pour servir de berceau historique et spirituel au Sauveur.

Plusieurs événements majeurs de l’Ancien Testament agissent comme des codes prophétiques (des “types”) dont le Nouveau Testament (NT) livre la clé :

  • L’Agneau Pascal (Exode 12:3-7) : Le sang de l’agneau sans défaut appliqué sur les linteaux des portes en Égypte pour stopper le jugement préfigurait le sacrifice ultime proclamé par Jean-Baptiste : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1:29).

  • Le Serpent d’airain : Élevé par Moïse dans le désert pour guérir le peuple mordu par les serpents, il annonçait Christ élevé sur la croix pour donner la vie éternelle à quiconque croit.

  • L’immunité contre la corruption (Psaume 16:10) : La déclaration davidique « Tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption » a trouvé son accomplissement historique parfait le troisième jour lors de la résurrection, comme l’atteste l’apôtre Pierre dans Actes 2:31.

La clé d’herméneutique : L’Ancien Testament, fondement logique du Nouveau

Le principe de révélation progressive : « Il est théologiquement impossible de comprendre la substance du Nouveau Testament si l’on ignore les structures de l’Ancien », a martelé le pasteur Emmanuel. « Ce qui est contenu dans l’Ancien est dévoilé dans le Nouveau. »

L’orateur a cité la rigueur de la loi du talion (« Œil pour œil, dent pour dent », Exode 21:23-25), qui trouvait déjà un adoucissement prophétique dans l’instauration des « villes de refuge » pour les coupables involontaires, dessinant ainsi le portrait du Christ comme notre sanctuaire spirituel.

De même, l’appel néo-testamentaire à la persévérance s’éclaire à la lumière de l’épreuve de Job. L’Évangile de Matthieu lui-même passe son temps à valider le ministère de Jésus en se branchant sur les réseaux d’Ésaïe : de la voix qui crie dans le désert (Matthieu 3:3), à Celui qui prend nos infirmités (Matthieu 8:17), jusqu’au portrait du Serviteur choisi (Matthieu 12:17-18).

L’universalisme du plan divin : L’intégration des nations

Le Pasteur Lankoandé a vigoureusement corrigé l’erreur consistant à croire que le salut des non-Juifs est une improvisation du Nouveau Testament. Dès l’Ancien Testament, le cœur de Dieu battait pour toutes les nations.

L’inclusion de figures féminines étrangères comme Rahab la Cananéenne ou Ruth la Moabite au sein même de la généalogie officielle du Messie (Matthieu 1) prouve que les barrières ethniques étaient déjà brisées dans le plan décrété par le Père. L’Évangile a toujours eu une vocation universelle, ce que confirme l’apôtre Paul dans Romains 1:16 (« …le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec ») et la Grande Commission de Matthieu 28:19-20 (« Allez, faites de toutes les nations des disciples »).

En guise de conclusion, le Pasteur Emmanuel Lankoandé a adressé ses félicitations chaleureuses aux vaillants lecteurs qui ont tenu bon tout au long du parcours dans l’Ancien Testament. Il a rappelé que la maturité spirituelle ne dépend pas des émotions, mais d’une foi enracinée et outillée par les Écritures.

Pour maintenir cet élan de croissance, il a officiellement lancé la seconde phase du programme. Le pasteur a invité l’ensemble des fidèles à rejoindre massivement les séances de lecture collective du Nouveau Testament, qui se tiendront désormais chaque vendredi soir, de 18h00 à 20h00.

Reporter : Mme Diabouga

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