Le dimanche 21 juin 2026, l’Église de l’Alliance Chrétienne de Bassinko a été le cadre d’une interpellation spirituelle majeure. Le Pasteur Issa KIENOU a prononcé une prédication intitulée « L’humilité comme une exigence du leadership serviteur ». L’orateur a exhorté les fidèles à opérer un changement radical de paradigme face aux modèles de réussite individualistes du siècle présent.
S’appuyant sur le texte emblématique de Jean 13:14, le prédicateur a opposé la vision séculière du pouvoir — souvent synonyme de prestige, d’autorité verticale et de domination — au modèle révolutionnaire incarné par Jésus-Christ.
Le lavage des pieds : L’identité du leader définie par le service (v. 14)
Le pasteur a introduit son propos en revisitant le geste provocateur et profondément subversif du Christ lavant les pieds de ses disciples. Cet acte, historiquement dévolu aux esclaves et aux serviteurs de rang inférieur, redéfinit intégralement la notion de grandeur dans l’économie du Royaume de Dieu.
En citant la parole du Maître : « Puisque moi, le Maître et le Seigneur, je vous ai lavé les pieds, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres », l’orateur a rappelé que l’humilité n’est pas une simple vertu morale optionnelle, mais une attitude du cœur. Elle pousse le leader à reconnaître la souveraineté divine et à positionner les besoins de ses semblables au-dessus de ses intérêts égoïstes.
Les trois grandes vérités du leadership selon Christ
Pour structurer son exposé, le Pasteur Issa Kiénou a décliné trois principes spirituels majeurs :
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L’identité par le service : La valeur d’un responsable chrétien ne dépend ni de l’habillage de son titre, ni de l’étendue de son influence humaine, mais exclusivement de sa capacité à s’abaisser pour servir d’un cœur sincère.
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L’incarnation du modèle parfait : Jésus-Christ demeure la référence absolue. Par son incarnation, son ministère au milieu des exclus et son obéissance absolue jusqu’au sacrifice suprême de la croix, Il a proclamé qu’Il était venu « non pour être servi, mais pour servir ».
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La validation divine : L’humilité est le seul canal qui attire la grâce et l’approbation du Père, tandis que l’orgueil suscite Son opposition systématique. Le leader humble reste enseignable, évite les écueils de la glorification personnelle et s’inscrit dans la loi divine de l’élévation : Dieu élève quiconque s’abaisse volontairement devant Lui.
Un défi pour l’Église après un siècle d’existence
Au-delà de la théorie homilétique, le messager a lancé un appel vibrant à l’introspection individuelle, exhortant chaque membre de l’assemblée à réévaluer sa manière d’exercer son autorité et son influence, que ce soit au sein de la cellule familiale, dans les bureaux professionnels, le quartier ou les structures internes de l’église.
Un enjeu de gouvernance : Dans une société burkinabè confrontée à d’immenses défis de gouvernance et de gestion des hommes, le pasteur a souligné qu’après un siècle (100 ans) d’existence, l’Église de l’Alliance Chrétienne du Burkina Faso a plus que jamais besoin de leaders animés par l’amour sacrificiel, capables de servir avant de vouloir diriger.
Le service divin s’est achevé dans une atmosphère de recueillement et d’engagement solennel. Les fidèles de Bassinko ont été invités à faire de l’humilité le fil conducteur de leur quotidien, scellant leur résolution sur cette maxime finale de l’orateur : « L’humilité n’est pas une option dans le leadership chrétien ; elle en est le fondement indispensable. »
Reporter : Bénéwëndé Edmond OUEDRAOGO





