Où s’arrêtent les limites de la liberté chrétienne ? C’est la question centrale qui a guidé le culte d’édification le dimanche 30 août 2026 au Temple d’Adoration El Shammah de Somgandé. À travers une prédication axée sur les vérités de 1 Corinthiens 10:23, le Diacre Pierre KABORÉ a décortiqué les mécanismes de la maturité en Christ sous le thème : « Tout est permis, mais tout n’est pas utile ». Un appel vibrant à l’introspection et au discernement spirituel pour l’Église contemporaine.
Distinguer ce qui est permis de ce qui est réellement utile
L’orateur a d’emblée précisé que la liberté acquise en Christ ne se traduit pas par une licence de tout faire. S’appuyant sur l’exemple de la viande sacrifiée aux idoles (1 Corinthiens 10:23-28), il a rappelé que même si une chose n’est pas explicitement interdite par la Bible, elle peut ne pas être profitable pour la foi ou devenir un obstacle pour la conscience d’un frère.
Pour illustrer son propos, le prédicateur a évoqué l’usage du téléphone portable. Bien que la Bible n’interdise pas le téléphone, passer des heures à faire défiler des contenus (scroller) au point d’abandonner ou de reporter ses moments de prière transforme une chose licite en une habitude inutile et nuisible à la croissance spirituelle.
La question de discernement : Le chrétien ne doit pas seulement se demander si une pratique est interdite, mais si elle est utile, si elle le fortifie et si elle l’aide à progresser dans sa relation avec Dieu.
Déposer les fardeaux et renoncer par amour pour le prochain
Développant la pensée biblique à travers d’autres textes clés, le Diacre Pierre Kaboré a mis en garde contre l’asservissement aux choses vaines :
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Galates 5:13 : La liberté chrétienne doit s’exprimer par l’amour du prochain. On peut choisir de restreindre volontairement sa propre liberté ou de renoncer à un droit pour soutenir, aider et ne pas être une pierre d’achoppement pour autrui.
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Hébreux 12:1 : Au-delà du péché, le croyant est appelé à se défaire des fardeaux et de tout ce qui constitue un frein pour sa foi, y compris des amitiés ou des habitudes chronophages.
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Jacques 2:12 : Rappelant que chacun sera jugé par la loi de la liberté, l’orateur a invité à évaluer si nous contrôlons nos habitudes ou si ce sont elles qui nous contrôlent.
Le modèle de renoncement du Christ
Pour clore son enseignement, le prédicateur a rappelé l’exemple suprême de Jésus-Christ. Bien qu’Il disposât de l’autorité nécessaire pour ordonner à des légions d’anges de combattre en Sa faveur, Il y a renoncé volontairement afin d’accomplir le sacrifice de la croix pour le salut de l’humanité.
L’assemblée a été exhortée à faire une auto-évaluation sincère : identifier les habitudes licites mais inutiles, réduire le temps qu’on leur consacre, et choisir désormais ce qui édifie la foi et honore Dieu.
Reporter : Aïchetou SAWADOGO