Le dimanche 8 mars 2026, les fidèles de l’église AD Ephata de Godé-Sabou se sont retrouvés pour un enseignement aussi original que profond. Le Pasteur Samuel Sawadogo a invité l’assemblée à une réflexion spirituelle inhabituelle autour du thème : « À l’école de l’âne ». S’appuyant sur le récit de Balaam dans le livre des Nombres (22:21-30), l’homme de Dieu a démontré comment cet animal, souvent méprisé, devient un maître de sagesse pour le croyant.
Le paradoxe de Balaam : quand l’animal devient prophète
L’orateur a débuté son exhortation par l’ironie du récit biblique : Balaam, le prophète, s’obstine dans la désobéissance tandis que son âne, par sa résistance, se montre plus juste et clairvoyant. Le message est percutant : si Dieu est avec nous, notre vie prend tout son sens, peu importe le regard des hommes.
Le pasteur a souligné qu’être traité d’« âne » ou subir des moqueries n’a aucune importance tant que la présence de Dieu nous habite. Il a encouragé les fidèles à accepter leurs charges et leurs épreuves avec dignité. En citant l’apôtre Paul et son « écharde dans la chair », il a rappelé que la force spirituelle ne consiste pas à éviter la croix, mais à servir Dieu malgré la douleur, car « Sa grâce nous suffit ».
L’humilité comme tremplin vers la gloire
L’âne est l’animal de l’humilité par excellence. Contrairement au cheval, symbole de conquête et d’orgueil, l’âne accepte la charge et se laisse conduire sans bruit. C’est cette vertu que le Pasteur Sawadogo a érigée en modèle, citant Jacques 4:6 : « Dieu fait grâce aux humbles ».
L’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem sur une ânesse n’était pas un hasard, mais un signe prophétique : l’humilité précède toujours la gloire. Pour le prédicateur, l’orgueil est un venin qui détruit, tandis que la soumission et l’acceptation des tâches, aussi ingrates soient-elles, élèvent le chrétien aux yeux de son Maître.
Discernement et vie sociale : les leçons de la vie quotidienne
Le message a ensuite pris une tournure très pratique, touchant à la vie moderne et aux réseaux sociaux. Faisant un parallèle avec l’âne qui ne trie pas toujours sa nourriture, le pasteur a exhorté les chrétiens à ne pas « avaler » tout ce qu’ils reçoivent comme informations.
À l’instar des habitants de Bérée (Actes 17:10), chaque enseignement et chaque nouvelle doivent être examinés à la lumière des Écritures. « Tout ce qui ne s’appuie pas sur la Parole doit être rejeté », a-t-il insisté avec fermeté.
Enfin, l’aspect sociable et prudent de l’animal a été mis en avant. Le chrétien ne doit pas vivre en autarcie, mais cultiver l’amitié et la collaboration au sein de sa communauté, comme l’illustre l’amitié exemplaire entre David et Jonathan (1 Samuel 18:1-2). La prudence dans les paroles et les actes a été présentée comme une protection indispensable pour éviter les pièges du malin.
En conclusion, le Pasteur Samuel Sawadogo a rappelé que l’âne, bien que têtu en apparence, a eu l’honneur de porter le Roi des Rois. Ce moment de reconnaissance montre que c’est la présence du Christ qui donne de la valeur à ce qui est humble. L’assemblée est repartie encouragée à laisser la présence de Dieu remplir leur quotidien, transformant leurs faiblesses en témoignages de gloire.
Reporter : Cyrille SARAMBE





