À l’ère du numérique, comment le croyant doit-il se positionner face aux plateformes digitales ? Pour avoir une réponse à cette question, l’Église Évangélique SIM (EE/SIM) Temple Shalom de Somgandé s’est prêté lors du culte dominical du 14 juin 2026. L’orateur, Monsieur Jean-Baptiste DIPAMA, a captivé l’assemblée en développant une exhortation percutante intitulée : « Le chrétien et les réseaux sociaux ».
Pour bâtir son argumentation, le prédicateur a choisi un ancrage scripturaire original et surprenant : le récit de la naissance de Jean-Baptiste dans Luc 1:57-66.
De la tablette de Zacharie aux écrans tactiles : L’importance de communiquer
Monsieur Jean-Baptiste Dipama a mis en lumière un détail technologique et communicationnel niché au cœur du texte biblique. Privé de la parole en raison de son incrédulité passée, le sacrificateur Zacharie dut recourir à un support physique pour s’exprimer au moment de nommer son fils : « Zacharie demanda des tablettes, et il écrivit : Jean est son nom » (Luc 1:63).
L’orateur a habilement tracé un parallèle prophétique entre ces tablettes d’autrefois et nos écrans connectés actuels, rappelant que les outils de communication ont toujours été au centre du plan de Dieu pour manifester sa volonté et faire éclater sa miséricorde.
Les immenses leviers des réseaux sociaux : Évangile, affaires et communion
Loin de diaboliser la technologie, l’orateur a d’abord décliné les formidables opportunités que les réseaux sociaux offrent à la communauté chrétienne s’ils sont investis avec sagesse :
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La Grande Commission digitale : Le chrétien moderne a le devoir impératif d’utiliser ces plateformes comme un puissant canal d’évangélisation pour propager la Bonne Nouvelle au-delà des frontières géographiques.
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Le maintien du lien pastoral : Les réseaux sociaux constituent un cordon ombilical technologique permettant aux pasteurs et aux bergers de rester en contact permanent avec leurs fidèles, facilitant le suivi et l’exhortation quotidienne.
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Le développement socio-économique : L’orateur a encouragé l’assemblée à exploiter le potentiel entrepreneurial du numérique. Le télétravail, le commerce en ligne (e-commerce) et la gestion des affaires y trouvent des leviers d’épanouissement financier indéniables.
Les dérives et les pièges du virtuel
Toutefois, le message a pris une tournure de recadrage sévère quant aux dérives comportementales liées à l’usage du smartphone, listant des pièges capables de détruire des destinées :
La vigilance numérique au quotidien :
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Le contenu visuel : S’abstenir formellement de capturer, de stocker ou de partager des photos et des vidéos à caractère compromettant ou “bizarre”.
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La pollution des sens : Ne pas saturer ses yeux et ses oreilles en regardant ou en écoutant du contenu impur, toxique ou contraire aux valeurs de l’Évangile.
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La discipline verbale : Veiller à sa manière de s’exprimer au téléphone et sur les messageries, en fuyant les propos légers ou médisants.
Monsieur Jean-Baptiste Dipama a brandi un avertissement très pragmatique pour la jeunesse : s’afficher dans des postures indécentes ou adopter des comportements légers sur les réseaux sociaux peut définitivement fermer les portes de l’emploi et ruiner une carrière professionnelle, les recruteurs traquant de plus en plus l’empreinte numérique des candidats.
Honorer la présence de Dieu
Le point culminant du message a concerné l’attitude du croyant dans le sanctuaire. L’orateur s’est indigné de voir des fidèles captivés par leurs notifications en plein service divin.
« Quand on vient à l’église, c’est pour croiser le Tout-Puissant », a martelé le prédicateur. Il a rappelé que si Dieu nous a fait le don de la liberté, celle-ci ne doit jamais être transformée en “pagaille” ou en outils de distraction dans la maison de prière. Le respect strict de la sainteté de l’environnement ecclésial demeure obligatoire.
Monsieur Jean-Baptiste Dipama a exhorté l’assemblée du Temple Shalom de Somgandé à devenir des gestionnaires responsables de leur vie numérique, afin que l’usage du téléphone soit une source de bénédiction et non de chute. Le culte s’est achevé par une prière de consécration, invitant chacun à refléter la lumière du Christ aussi bien dans le monde physique que sur la toile.
Reporter : Sara Dorcas DIPAMA





