À l’instar de toute la communauté de l’Église Baptiste du Burkina Faso, qui a consacré ce dimanche 31 mai 2026 à la célébration de ses serviteurs de Dieu. L’église Évangélique Baptiste Sinaï a vibré à l’unisson de cet élan de gratitude à travers le message du diacre Justin YOUGBARÉ.
Après d’intenses moments de louange et d’adoration portés par des cantiques d’encouragement à la persévérance ministérielle, le Diacre Justin YOUGBARÉ est monté à la chaire pour dispenser l’enseignement du jour. Son message, à la fois doctrinal et pratique, a mis en lumière la noblesse mais aussi les exigences de la charge pastorale, tout en interpellant les fidèles sur leur devoir de réciprocité.
Le Pasteur face au mercenaire : L’éthique du Bon Berger
Pour introduire son propos, l’orateur a bâtir sa définition du ministère pastoral sur les paroles de Jésus dans Jean 10:11-14. Il a dressé un contraste saisissant entre deux profils de conducteurs spirituels :
Le mercenaire :Motivé par le gain et l’intérêt personnel, il s’enfuit et abandonne le troupeau dès que le danger surgit, car les brebis ne lui appartiennent pas.
Le bon berger :À l’image du Christ, il s’identifie à ses brebis. Il accepte volontairement les sacrifices, affronte les persécutions et les difficultés, et se tient prêt à donner sa propre vie pour la sécurité de son troupeau.
Le Diacre Yougbaré a rappelé que le pasteur est divinement établi à la tête de l’église pour veiller sur les âmes, conduire le peuple et intercéder sans relâche. Son amour doit se manifester sans distinction, prenant à bras-le-corps les fardeaux de ses brebis jusqu’à leur entière résolution.
Le mandat des brebis : L’entretien du serviteur comme acte de foi
Dans la seconde articulation de son message, l’orateur a défini la responsabilité spirituelle et matérielle de l’assemblée. Établissant un parallèle historique, il a comparé le corps pastoral à la tribu de Lévi dans l’Ancien Testament, laquelle se consacrait exclusivement au service du sanctuaire et dépendait des dîmes et offrandes du peuple pour subsister.
Pour étayer la légitimité de ce soutien, le diacre a convoqué plusieurs textes majeurs :
La loi de la réciprocité (Galates 6:6-7) :« Que celui à qui l’on enseigne la parole fasse part de tous ses biens à celui qui l’enseigne ». Soutenir son pasteur n’est pas une option, mais une preuve tangible d’amour et de maturité spirituelle.
Le parfum de grand prix (Matthieu 26:12-13) :Évoquant le geste sacrificiel de la femme au vase d’albâtre envers Jésus, il a fermement mis en garde contre les murmures, les critiques ambiantes et les influences négatives qui freinent la générosité des fidèles envers les ouvriers du Seigneur.
« Si nous labourons le champ de Dieu, Dieu labourera également nos champs. Lorsque les brebis sécurisent le bien-être matériel de leur berger, ce dernier peut se consacrer pleinement, l’esprit libre, à l’œuvre du Royaume », a martelé l’orateur.
Une charge exigeante qui requiert l’intercession
En conclusion, le Diacre Justin Yougbaré a sagement rappelé la complexité de la nature humaine : chaque brebis ayant son propre caractère, la gestion du troupeau s’avère être une tâche d’une immense exigence spirituelle et émotionnelle. Seuls ceux qui ont un jour porté des responsabilités de direction peuvent en mesurer le poids réel.
Le culte s’est achevé par une session d’intercession intense et unie. L’orateur a conduit l’assemblée de l’Église Sinaï dans une profonde prière dédiée à la protection des pasteurs, à l’épanouissement de leurs familles et à la puissance de leur ministère, sans oublier d’élever des requêtes de bénédictions pour tous les pères de la communauté en ce jour particulier.
Reporter : Bertille Bonogo





