C’est dans une atmosphère de gratitude et de dévotion que les fidèles de l’Église Évangélique Baptiste Sinaï se sont rassemblés le dimanche 14 juin 2026. Le service, rythmé par les prestations successives de plusieurs chorales, a préparé les cœurs à recevoir une puissante exhortation doctrinale. Le Frère Jean THIOMBIANO a développé un message percutant intitulé : « Qu’a-t-il fait pour me sauver ? ».
S’appuyant sur le texte magistral de Colossiens 2:13-15, l’orateur a utilisé des métaphores juridiques pour expliciter la portée spirituelle et définitive du sacrifice du Calvaire.
Le verdict du tribunal céleste : L’effacement du registre de condamnation
Pour rendre concret l’impact de l’œuvre de la croix, le Frère Jean Thiombiano a dressé un parallèle avec le fonctionnement d’un tribunal humain :
L’ordonnance annulée : Avant l’intervention du Christ, l’humanité se tenait à la barre, lourdement chargée par un registre où toutes ses transgressions étaient méticuleusement consignées. Ce dossier d’accusation nous vouait à une condamnation éternelle.
L’orateur a rappelé l’insuffisance du système sacrificiel de l’Ancien Testament. Bien que les holocaustes d’animaux offraient une purification temporaire, ils devaient être répétés sans cesse, fonctionnant comme un rappel annuel de la dette. À l’inverse, en clouant l’acte d’accusation à la croix, Jésus-Christ a opéré une amnistie totale et définitive. Il a dépouillé les dominations et les autorités sataniques, triomphant d’elles publiquement, et a transféré nos noms dans le livre de la vie.
Le nouveau statut du croyant : L’analogie de la grâce présidentielle
Entrant dans la seconde articulation de son message, le prédicateur a proclamé la réalité du nouveau statut du chrétien en s’alignant sur Romains 8:1 : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. »
Pour illustrer cette délivrance, il a comparé l’action de Christ à une grâce présidentielle qui vient briser instantanément les chaînes d’un condamné à mort. Jésus a volontairement endossé le châtiment que la justice divine exigeait de nous, nous déclarant juridiquement justes devant le Père.
Le cahier des charges de la liberté : Marcher en enfants de lumière
Toutefois, le Frère Thiombiano a fermement rappelé que cette liberté acquise à grand prix ne saurait tolérer le relâchement moral. Ce statut de racheté s’accompagne d’exigences éthiques quotidiennes :
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L’impératif d’Éphésiens 5:8-9 : Autrefois ténèbres, les croyants sont désormais lumière dans le Seigneur et doivent manifester les fruits de cette transformation : la bonté, la justice et la vérité.
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Le dépouillement de l’ancienne nature : Convoquant Colossiens 3:8, l’orateur a exhorté l’assemblée à éradiquer de sa vie la colère, l’animosité, la méchanceté, la calomnie et les paroles déshonnêtes.
Il a également appuyé son propos par les mises en garde de l’épître de Jacques, insistant sur la nécessité absolue pour chaque chrétien de brider sa langue et de veiller sur l’impact de ses paroles au sein de la communauté et de la société.
En conclusion, l’orateur a invité l’Église Sinaï à mesurer la grandeur du privilège d’être ambassadeurs du Royaume sur terre. Le culte s’est étendu vers une dimension évangélique par un appel solennel adressé à toute personne encore sous le joug de la culpabilité, l’invitant à accepter Jésus-Christ comme Sauveur personnel pour voir, elle aussi, son acte de condamnation définitivement effacé.
Reporter : Edmond Kantagba





