Le département Louange et Adoration de l’Eglise de l’Alliance Chrétienne de Bassinko a organisé une retraite spirituelle le jeudi 14 mai 2026 à l’occasion de la fête de l’Ascension dans la cour de l’église. Chants, enseignement, échanges sur les enjeux et les défis de la louange et de l’adoration dans les églises évangéliques, conseils et prières ont marqué cette retraite spirituelle qui à mobilisé les choristes, les instrumentistes et les techniciens en présence de l’aumônier du département et les pasteurs de l’église.
Encadrée par les pasteurs de l’église et l’aumônier du département, cette journée de jeûne, de chant et de prière a été le théâtre d’une profonde introspection sur les dérives du “show-business” qui menacent l’autel de la louange évangélique.
Le constat clinique : Quand la performance musicale éclipse le spirituel
Le point d’orgue de cette retraite a été l’enseignement dispensé par le Frère Ben-Rashid OUEDRAOGO, ingénieur agronome de profession mais fort d’une riche expérience dans la conduite de la louange. Abordant le thème sans détour : « La louange n’est pas un spectacle, c’est un sacrifice », tiré d’Hébreux 13:15, l’orateur a dressé un état des lieux sans complaisance des cultes actuels.
Selon le communicateur, les églises évangéliques — et celle de Bassinko n’y échappe pas — glissent insidieusement vers des travers profanes : la quête effrénée de l’ambiance populaire, un anthropocentrisme où le culte devient centré sur l’Homme plutôt que sur Dieu, et le piège de la pure performance technique.
Pour le Frère Ben-Rashid, ces dérives entraînent des conséquences dramatiques sur la vie de l’Église :
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L’absence de réelle transformation des vies
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Une dépendance toxique aux applaudissements du public
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L’exagération émotionnelle et sentimentale au détriment de l’Esprit
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La peur du regard des autres et le règne du superficiel.
S’appuyant sur 1 Samuel 16:7, il a rappelé que Dieu ne s’arrête pas aux apparences ni à la justesse technique d’une note. « Derrière une voix médiocre peut se cacher un cœur sincère qui touche Dieu », a-t-il martelé pour recentrer les priorités.
Le protocole du vrai conducteur de louange : Spirituel et constant
Pour offrir à Dieu une offrande qui monte comme un parfum de bonne odeur, l’exposé a mis en lumière deux exigences non négociables : la préparation spirituelle (la vie de consécration personnelle) et l’engagement constant (la fidélité dans le service).
Lorsque ces critères sont remplis, celui qui conduit la louange quitte la posture d’artiste pour revêtir celle de sacrificateur, capable de :
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Déclencher l’intervention divine et surnaturelle dans l’auditoire.
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Devenir un véritable facilitateur qui prend le peuple par la main pour l’introduire dans la présence de Dieu.
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Constituer un “dépôt spirituel” dans lequel puiser lors des jours d’adversité.
Vers une réforme des pratiques à l’Alliance Chrétienne de Bassinko
À la suite de cette interpellation, les échanges se sont transformés en un laboratoire de vérité. Les choristes, musiciens et techniciens ont identifié avec lucidité les faiblesses locales, la routine et les problèmes d’ego qui plombent parfois le service de conducteurs de culte.
Des recommandations fermes ont été formulées pour que la louange du dimanche ne soit plus jamais assimilée à un concert ou à une démonstration de talents, mais à un don de soi total. Dieu, a rappelé l’orateur en conclusion, ne cherche pas des chanteurs à la mode, mais des adorateurs prêts à payer le prix de la marche chrétienne.
C’est par une session de prières de repentance, des conseils très pratiques d’organisation technique et des moments de communion fraternelle que cette retraite s’est achevée. Le département Louange et Adoration de Bassinko en ressort profondément purifié, avec la ferme résolution de restituer au culte dominical sa dimension sacrée de sacrifice vivant.
Reporter : Bénéwëndé Edmond OUEDRAOGO





